dimanche 18 janvier 2009

Rebelotte

Grande décision ce soir après avoir maté Waitress, film de 2007 d'Adrienne Shelly : je me remets à la diète. Et sérieusement ! Pas d'écart, du sport en veux-tu en voilà, des sachets et des légumes, plein de protéines par tous les trous, des litres d'eau à écouler pour nettoyer le tout et hop ! Objectif moins douze ou treize kilos. Si j'y arrive, big challenge, ça sera le point final d'efforts quasi-continus sur plus de trois ans pour atteindre un poids réaliste pour ma tête et correct pour ma santé. Histoire de ne plus dire hypocritement à mes patients qu'il faut manger moins gras, moins salé et moins sucré.
Et éventuellement arriver à obtenir le corps dont je rêve depuis petite.

C'est une preuve inévitable que je vais bien mieux, que j'ai étouffé mes démons pour unpetit moment (même si les récurrences sont présentes a minima) et que je me reprends en main. Tout n'est pas maîtrisable mais ce que j'ingurgite, si.
Je continue de voir ma psy, en espérant que les bons résultats se concrétisent et que j'apprenne enfin à dédramatiser, à relativiser, à ne pas tout ramener à moi et à gérer mes angoisses d'abandon (tout un programme).

Je crois en moi, je crois en ce qu'on pourrait vivre ensemble J. et moi, je crois l'horoscope de Elle qui dit que 2009 est une année de longs préparatifs pour une année 2010 complètement top moumoute.

(et bonne année d'ailleurs)

lundi 5 janvier 2009

[(-_-)]

Je ne sais pas combien de temps ça va durer mais ça dure. Je me sens encore triste aujourd'hui, encore plus de savoir que je ne vais pas voir J. de la journée, ou en coup de vent. La solitude m'est toujours aussi difficile à supporter et je ne comprends pas pourquoi. Puisque je trouve à m'occuper, vive le net. Puisque je ne suis pas envahie de pensées négatives, puisque je ne ressasse pas des traumatismes anciens. Je ne sais vraiment pas. Ou je ne veux pas savoir.

J'attends avec impatience de revoir ma psy mercredi, de lui dire tout ça, de l'entendre dire qu'elle m'avait bien dit que j'allais payer les pots cassés de toute ma fatigue à un moment ou à un autre. Mais son "Je vous l'avais bien dit" ne me fait pas peur, je le sais déjà. Que je ne me suis pas écoutée, que je me suis surchargée, que j'ai essuyé beaucoup de stress toute cette année, que la rupture a laissé des blessures encore vives.

Le 11 janvier était notre "date anniversaire". Ca pourrait faire six ans si rien de tout ça n'était arrivé. Mais ce qui est fait est fait et n'est plus à reprendre. J'ai toujours du mal à être dans le présent et je n'arrive plus à me projeter. Je me sens un peu entravée par tous ces évènements. J'ai l'impression de n'avoir pas vécu ma thèse, j'ai l'impression de vivre en pointillés depuis quelques semaines.

Je m'accroche à l'espoir que ça ira mieux, très bientôt. Mais "bientôt" c'est quand ?

vendredi 2 janvier 2009

Tu débutes la nouvelle année

Avec le net, et c'est déjà pas mal. Avec un débit médiocre, mais ça devrait être réparé mardi aprèm. Avec une toute nouvelle prise téléphonique murale, bien installée dans le salon et pas en plein milieu d'un couloir.
Il s'agit toujours de lutter contre une certaine forme de déprime, J. n'est pas au top de sa forme non plus, cette période d'hiver est franchement délicate à négocier et quand je vois qu'on a commencé à gagner des précieuses minutes de soleil ça me rassure un peu.
Nous sommes un couple de geeks (si on nous voyait maintenant... tous les deux à côté sur nos portables respectifs à surfer... on en pleurerait) méchamment borderline qu'on dirait.

Encore quatre gardes très rapprochées et je suis en "repos" pour une dizaine de jours, entre une mini-garde par-ci, un remplacement par-là, les cours manquants pour avoir mon diplôme... Autant dire pas vraiment des vacances. Mais bon, la tempête de la fin d'année sera passée.
J'attends avec impatience de me retrouver face à ma psy pour lui demander comment arrêter toutes ces conneries d'angoisses et de fatigue. M'est avis qu'elle ne me donnera pas d'astuce de grand-mère mais un ticket pour l'analyse.

Qu'est-ce-que c'est que ça, d'être mal à 28 ans, sans avoir rien vécu de dramatique ? Je me le demande. Heureux sont les naïfs !

(j'ai fait un peu de ménage hein, mais rien n'est perdu)(parfois les temps changent, la roue tourne, rien n'amasse mousse et tout vient à point)