mardi 23 décembre 2008

My heart goes boom

Rien à voir avec ce qui se passe en ce moment. Enfin si presque.
Mes insomnies se poursuivent, accompagnées d'angoisses nombreuses et puissantes. En visite chez ma psy en fin de semaine, à bout de nerfs, je pleure et pleure sur ma peur de ne plus jamais dormir. Elle essaie de me faire dédramatiser mais ça ne marche pas, je verrouille encore et toujours ces portes qui cachent certainement quelque chose de très très laid.
Je dors artificiellement la nuit. Je gobe des anxiolytiques pour lâcher prise sur l"oreiller. J'ai envie de dormir, peur de ne plus dormir du tout mais peur de m'endormir. Terribles paradoxes qui me font valser dans les cordes d'un ring imaginaire où je suis prise dans la bagarre entre mon moi actuel incomplet et le futur moi "qui sait".

Donc je me débats avec la fatigue de la journée, pour continuer de vivre, en attendant que la tempête se calme un peu. Les fêtes bien sûr n'aident pas, ma psy part en vacances jusque début janvier et moi pendant ce temps je dois bosser. Mais j'assure grave comme un Carter au bout de la 48ème heure de garde. Heureusement !

Je suis dans le gaz à peu près tout le temps, j'ai l'impression de parler chinois aux gens qui me regardent bizarre, j'ai des valoches comme si je partais en Arctique pendant trois mois, j'ai une appétance assez extraordinaire pour la dance des années 90, je lutte à chaque seconde pour trouver la force de me mouvoir. Mais à part ça, ça va ! :) (je souris en écrivant ça, c'est que ce ne doit pas être si pire)

Donc comme je disais à ma bonne amie L. : "Et ce n'est pas parce-qu'on a des parents aimants, un toit, un mec qui vous aime à se damner, un travail épanouissant et des ami(e)s formidables qu'on ne peut pas être malheureux ou angoissé. Il y a des choses vécues qui laissent des traces, qui s'enfouissent et ressurgissent un jour, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Une rencontre, une lecture, une rupture".
En l'occurence je ne sais pas ce que c'est mais je vais trouver ! Puisque Derrick est mort je vais le remplacer ! (si vous ne le saviez pas je m'excuse pour la nouvelle tragique et brutale)

mardi 16 décembre 2008

Comme un déjà-vu

Ce soir je squatte chez L., pour me changer un peu les idées qui sont mornes depuis ma dernière garde de nuit, je suis complètement décalée, le jet-lag du travail posté me rattrape et me laisse sur le carreau. Endormie à minuit la nuit dernière, réveillée à 05h30 ce matin par l'opération du saint esprit et dans l'impossibilité de me rendormir. Je me sens faible, je titube entre les pièces, je me traîne jusqu'au salon où j'attends, les yeux grand ouverts, que le marchand de sable veuille bien faire une tournée de rabe. Finalement il vient, il est 10h00. Je remets un pied hors de la couette à 16h. Je suis tourneboulée, mon horloge biologique fait des tours à l'envers. Je me sens fébrile, fatiguée, irritable, comme si je couvais un virus.

Alors je décide d'aller faire un peu de net chez L., elle a du travail donc on discute de derrière nos écrans, je me sens encore la forme dans les chaussettes mais le mail de Free m'indiquant que FT a a priori restauré ma connexion me ravit. Mais comme Saint Thomas je demande à voir pour croire.

J'ai quand même déposé sur ma table de nuit des cachetons pour dormir, au cas où plus de 10h de sommeil en moins de 24h soient too much pour mon organisme éreinté.

J'ai envie des bras de J. qui savent si bien me guérir.

mercredi 3 décembre 2008

Tu ne fêtes pas les lumières



Je ne suis pas vraiment connectée en fin de compte. Faute de bon débit, Free procède depuis une semaine à une vérification de ma connexion. Résultat : plus de connexion et un besoin urgent d'envoyer toute sorte de mails pros.
Mais bon hein, la patience est de rigueur quand on est utilisateur free.

Alors je squatte la fac à m'en brûler les fesses ou m'en faire des escarres au choix. Mais au moins je peux écouter deezer à bloc, télécharger les séries U.S et le petit bulletin pour me tenir au courant des concerts et autres sorties ciné.
Sur Deezer je me fais du bien aux oreilles avec Persephone's Bees, FRED, Herman Düne, The Mountain Goats. Je vous conseille tout ça d'un bloc.

mardi 25 novembre 2008

Tu es connectée

Enfin, enfin, EN-FIN ! Mais (il y a toujours un "mais" dans mes histoires) le débit est médiocre et FT doit encore faire moults réglages pour que je puisse avoir quelque chose de potable. La connexion saute toutes les 2 heures mais je ne peux pas vraiment me plaindre, je suis quand même joignable et reliée.

Je suis en train de me pencher sur la ré-ouverture de mon ancien blog, à une autre adresse avec un autre design, histoire de reprendre le fil de mes sorties culturelles et autres folles aventures qui ne nécessitent pas cet endroit si secret que seuls peu d'entre vous connaissent. Ici restera mon espace où je pourrai purger les maux issus de mes relations aux autres. Qui doivent rester entre vous et moi.

Je pars illico presto voir mon vital coach, cet aprèm c'est muscu ! (je vous raconterai sur l'autre blog)

samedi 22 novembre 2008

Tu es enfin docteur

Et c'est dur de le réaliser.
Une fois le stress de l'évènement passé, une fois que la fête est finie et que tu rentres te coucher, tu ne te sens pas tout à fait euphorique. "Qu'est-ce-que je vais faire maintenant ?", tu te dis, une fois que ton objectif principal qui t'a occupé plus d'un an est rempli. Le flottement est palpable, la tête et les jambes de coton, une vague sensation de malaise et le vide qui s'invite.
Il y a eu beaucoup de choses cette année qui t'ont fait vaciller et toutes n'ont pas encore fini de faire des vagues. Tu te sens fatiguée dans ton corps, dans ta chair, tu as besoin de perdre ton temps et ce n'est pas "mal".

Lundi tu as rendez-vous avec ton "vital coach" chez Elixia pour voir où tu en es de ton encroûtage massif. Une heure de tests pointus pour un diagnostic qui sera sûrement sans appel : "Y'a du boulot". Ben oui, depuis un an que tu as arrêté tout sport, ça ne peut franchement pas passer inaperçu. Tu y mettras du coeur et tu te diras que c'est bon pour la perte de poids, celle-là même qui est en suspens depuis quelques mois.

Avec l'ex (que je vais appeler J. puisqu'il n'est plus vraiment ex) ça se passe bien (c'est dur à écrire tellement je trouve ça bateau et bien convenu comme expression), on prend le temps, on vit les choses, je me sens tellement reposée dans ses bras, en sécurité, à l'abri.

Je suis fatiguée, il a neigé sur Nancy, j'ai lu des mangas pour la première fois depuis des années, une histoire annexe de Neon Genesis Evangelion centrée sur les sentiments des personnages et je suis bien contente que l'auteur l'ait écrite comme moi j'ai toujours su que ça devait se passer entre Asuka et Shinji (les afficionados me comprendront). J'ai encore acheté des bouquins d'urgence, comme quoi je me sens très "lacunaire" dans le domaine, un gros roman pour dans le train demain.
J'ai annulé mercredi dernier le rendez-vous avec ma psy, je me ferai sûrement reprendre mercredi prochain, je me rends compte que j'annule toujours quand je ne vais pas bien, de peur de lâcher des choses cruciales ou d'être encore plus mal en en sortant. "Mais pourquoi elle ne va pas bien quand même ?". Je vous dis, le flottement, par moment, vient m'envahir et avec lui les questions étranges du devenir. Ca ne m'empêche pas de sourire bêtement quand je me mets à penser que je suis enfin docteur. Ou quand mon chéri me câline. Mais c'est là, tout de même, pour un moment.

vendredi 14 novembre 2008

Tu passes ta thèse

Dans 5 jours. Et bien sûr tu reportes ton stress sur n'importe quoi autour. Le boulot, l'ex, le boulot, re-l'ex.
Avec l'ex justement ça se passe bien, trop bien. Les angoisses refluent du mystérieux trou noir que je sens sans le voir. Des questions me taraudent, des questions que je me pose sur lui mais qui ne reflètent rien d'autre que ma propre inquiétude. Suis-je capable de m'aimer suffisamment pour accepter ses sentiments ? Le besoin de ré-assurance perpétuel est épuisant, stérile, source de peines, polluant les moments agréables qui n'ont pas besoin de plus que l'entière implication de deux protagonistes.

Je voudrais que ça s'arrête, je voudrais être libérée. Ma psy me propose une analyse. Ca me fout un drôle de coup au moral, je m'imagine déjà 10 ans sur un canapé à ne pas faire avancer le schmilblick d'un iota.
Je suppose que je suis construite comme ça, que j'ai des défenses psychologiques solides, que je peux peut-être m'en sortir par moi-même, supporter sereinement le poids de l'enfant-miracle et apprendre que la solitude et la perte de temps ne sont pas mortelles.

J'ai besoin de me regarder, de me laisser rire et pleurer, être triste un instant dans l'immobilité et l'inaction. J'ai peur de tout ce que je ne connais pas, de ce que je ne maitrise pas, de moi-même.
Pourtant je ne me sens pas mal, en train de geeker à la BU toute seule derrière mon portable alors que je devrais bosser ma présentation de thèse.
J'essaie de me dégager des questions/réflexions-pièges : "Pourquoi il n'appelle pas ? Il ne m'aime plus, c'est ça !". Je veux prendre du recul, respirer tranquillement, regarder l'eau couler. Est-ce-que c'est possible 5 jours avant un évènement si important ? Je ne crois pas ! Je ne veux rien briser, rien bousculer, rien gâcher. Je me sens tellement bien quand il est là.

(le net à la maison c'est prévu éventuellement pour la fin de semaine prochaine !)

mercredi 29 octobre 2008

Tu trouves ça zarbi

Pour résumer, je suis submergée de démarches administratives à la con pour pouvoir 1) passer ma thèse comme prévu le 18 novembre, 2) récupérer ma licence de remplacement avant de commencer lundi prochain aux urgences. Je cours dans tous les sens et je me sens un petit peu sur les rotules.

Je n'ai pas plus de nouvelles aujourd'hui qu'hier qu'il y a deux mois de l'opticien, ça ne me fait plus bondir, je me suis fait une raison.

Je me suis disputée bien fort avec l'ex lundi. Des pleurs, des cris, incapable de bosser par la suite. Tout ça pour des histoires de thune. J'ai eu droit à un reproche en particulier, d'avoir dilapidé l'argent du compte-joint pendant l'été. Pourtant il savait, je lui avais bien demandé, il m'avait répondu que l'argent ne devait pas dormir. Et ce jour-là au téléphone, sous l'effet de la colère, de la fatigue ou autre, je me reçois in ze face que oui, après la rupture, j'ai pété les plombs et j'ai claqué à gogo pour compenser je ne sais quoi.
Dur. Dur dans le contexte, avec cette fragilité que je trimballe et ce flux tendu sur lequel je surfe pour tout contenir, respecter tous les impératifs, faire de mon mieux et quand même vivre à côté. En pointillés.

On ne reste pas fâché longtemps et les compteurs sont remis à zéro. Et pourtant, je sens comme de la distance de sa part. Je n'ai pas de nouvelles. Est-ce-qu'il ne veut plus continuer ? Est-ce-que la virulence de mes propos ont eu raison de sa motivation, de ses sentiments ? J'avoue que ça me tracasse. Son silence, encore du silence, toujours du silence. On ne me parle pas. D'où vient cette fâcheuse tendance ?

mercredi 15 octobre 2008

T'as vu le loup

Et tu vas bien, tout va bien.
Tout s'enchaîne, les dates fatidiques, le mémoire est rendu, la thèse est presque finie (les corrections de dernière minute... aaah), les quelques cours à rattraper se rattrapent.
Je me sens carrément mieux, j'ai laissé derrière moi l'opticien qui doit être mort, sûrement.
Je passe d'agréables moments complices avec l'ex, ce week-end on va à une expo, au ciné, au resto, à un concert. Je me régale de ce bon temps où je me sens moi.

Je vous tiens au courant du reste, dès que Free daignera s'activer à me brancher à la toile.

lundi 6 octobre 2008

Tu boucles la thèse

Et le mémoire, et tu prépares l'entretien d'embauche et la soutenance de fin d'internat, et tu prends tes marques dans ton nouvel appart, et tu passes un super week-end avec l'ex, et tu n'as toujours pas de news de l'autre empaffé d'opticien.
Clairement, F. sucks. No news de chez no news, pas une once d'explication, un mois de silence total. Alors là, on ne me l'avait juste fait qu'une fois mais c'est toujours aussi incompréhensible. Il ne me reste plus qu'à digérer, tranquille, et d'y verser des litres d'alcool pur dessus.

Le week-end avec l'ex c'était extra, bouger, danser, chanter, aller au cinoche, regarder le début de la saison 2 de Californication, faire un cake pommes-cannelle pour mon voisin de palier. J'ai adoré nous retrouver, je me sens tellement bien avec lui, tellement au naturel (comme le thon Petit Navire) que j'aurais tort de m'en priver.
Pas de plan sur la comète, on se reverra quand on on se reverra, pour l'instant je me sens bien seule sans engagement aucun.
Pour dire, même adopteunmec ce matin ne me donne pas envie. C'est un signe !

C'était pour vous tenir au jus en attendant d'avoir le net à la maison (free juste des branques), je m'en vais écrire mon mémoire. Have a good day !