mardi 25 novembre 2008

Tu es connectée

Enfin, enfin, EN-FIN ! Mais (il y a toujours un "mais" dans mes histoires) le débit est médiocre et FT doit encore faire moults réglages pour que je puisse avoir quelque chose de potable. La connexion saute toutes les 2 heures mais je ne peux pas vraiment me plaindre, je suis quand même joignable et reliée.

Je suis en train de me pencher sur la ré-ouverture de mon ancien blog, à une autre adresse avec un autre design, histoire de reprendre le fil de mes sorties culturelles et autres folles aventures qui ne nécessitent pas cet endroit si secret que seuls peu d'entre vous connaissent. Ici restera mon espace où je pourrai purger les maux issus de mes relations aux autres. Qui doivent rester entre vous et moi.

Je pars illico presto voir mon vital coach, cet aprèm c'est muscu ! (je vous raconterai sur l'autre blog)

samedi 22 novembre 2008

Tu es enfin docteur

Et c'est dur de le réaliser.
Une fois le stress de l'évènement passé, une fois que la fête est finie et que tu rentres te coucher, tu ne te sens pas tout à fait euphorique. "Qu'est-ce-que je vais faire maintenant ?", tu te dis, une fois que ton objectif principal qui t'a occupé plus d'un an est rempli. Le flottement est palpable, la tête et les jambes de coton, une vague sensation de malaise et le vide qui s'invite.
Il y a eu beaucoup de choses cette année qui t'ont fait vaciller et toutes n'ont pas encore fini de faire des vagues. Tu te sens fatiguée dans ton corps, dans ta chair, tu as besoin de perdre ton temps et ce n'est pas "mal".

Lundi tu as rendez-vous avec ton "vital coach" chez Elixia pour voir où tu en es de ton encroûtage massif. Une heure de tests pointus pour un diagnostic qui sera sûrement sans appel : "Y'a du boulot". Ben oui, depuis un an que tu as arrêté tout sport, ça ne peut franchement pas passer inaperçu. Tu y mettras du coeur et tu te diras que c'est bon pour la perte de poids, celle-là même qui est en suspens depuis quelques mois.

Avec l'ex (que je vais appeler J. puisqu'il n'est plus vraiment ex) ça se passe bien (c'est dur à écrire tellement je trouve ça bateau et bien convenu comme expression), on prend le temps, on vit les choses, je me sens tellement reposée dans ses bras, en sécurité, à l'abri.

Je suis fatiguée, il a neigé sur Nancy, j'ai lu des mangas pour la première fois depuis des années, une histoire annexe de Neon Genesis Evangelion centrée sur les sentiments des personnages et je suis bien contente que l'auteur l'ait écrite comme moi j'ai toujours su que ça devait se passer entre Asuka et Shinji (les afficionados me comprendront). J'ai encore acheté des bouquins d'urgence, comme quoi je me sens très "lacunaire" dans le domaine, un gros roman pour dans le train demain.
J'ai annulé mercredi dernier le rendez-vous avec ma psy, je me ferai sûrement reprendre mercredi prochain, je me rends compte que j'annule toujours quand je ne vais pas bien, de peur de lâcher des choses cruciales ou d'être encore plus mal en en sortant. "Mais pourquoi elle ne va pas bien quand même ?". Je vous dis, le flottement, par moment, vient m'envahir et avec lui les questions étranges du devenir. Ca ne m'empêche pas de sourire bêtement quand je me mets à penser que je suis enfin docteur. Ou quand mon chéri me câline. Mais c'est là, tout de même, pour un moment.

vendredi 14 novembre 2008

Tu passes ta thèse

Dans 5 jours. Et bien sûr tu reportes ton stress sur n'importe quoi autour. Le boulot, l'ex, le boulot, re-l'ex.
Avec l'ex justement ça se passe bien, trop bien. Les angoisses refluent du mystérieux trou noir que je sens sans le voir. Des questions me taraudent, des questions que je me pose sur lui mais qui ne reflètent rien d'autre que ma propre inquiétude. Suis-je capable de m'aimer suffisamment pour accepter ses sentiments ? Le besoin de ré-assurance perpétuel est épuisant, stérile, source de peines, polluant les moments agréables qui n'ont pas besoin de plus que l'entière implication de deux protagonistes.

Je voudrais que ça s'arrête, je voudrais être libérée. Ma psy me propose une analyse. Ca me fout un drôle de coup au moral, je m'imagine déjà 10 ans sur un canapé à ne pas faire avancer le schmilblick d'un iota.
Je suppose que je suis construite comme ça, que j'ai des défenses psychologiques solides, que je peux peut-être m'en sortir par moi-même, supporter sereinement le poids de l'enfant-miracle et apprendre que la solitude et la perte de temps ne sont pas mortelles.

J'ai besoin de me regarder, de me laisser rire et pleurer, être triste un instant dans l'immobilité et l'inaction. J'ai peur de tout ce que je ne connais pas, de ce que je ne maitrise pas, de moi-même.
Pourtant je ne me sens pas mal, en train de geeker à la BU toute seule derrière mon portable alors que je devrais bosser ma présentation de thèse.
J'essaie de me dégager des questions/réflexions-pièges : "Pourquoi il n'appelle pas ? Il ne m'aime plus, c'est ça !". Je veux prendre du recul, respirer tranquillement, regarder l'eau couler. Est-ce-que c'est possible 5 jours avant un évènement si important ? Je ne crois pas ! Je ne veux rien briser, rien bousculer, rien gâcher. Je me sens tellement bien quand il est là.

(le net à la maison c'est prévu éventuellement pour la fin de semaine prochaine !)