vendredi 14 novembre 2008

Tu passes ta thèse

Dans 5 jours. Et bien sûr tu reportes ton stress sur n'importe quoi autour. Le boulot, l'ex, le boulot, re-l'ex.
Avec l'ex justement ça se passe bien, trop bien. Les angoisses refluent du mystérieux trou noir que je sens sans le voir. Des questions me taraudent, des questions que je me pose sur lui mais qui ne reflètent rien d'autre que ma propre inquiétude. Suis-je capable de m'aimer suffisamment pour accepter ses sentiments ? Le besoin de ré-assurance perpétuel est épuisant, stérile, source de peines, polluant les moments agréables qui n'ont pas besoin de plus que l'entière implication de deux protagonistes.

Je voudrais que ça s'arrête, je voudrais être libérée. Ma psy me propose une analyse. Ca me fout un drôle de coup au moral, je m'imagine déjà 10 ans sur un canapé à ne pas faire avancer le schmilblick d'un iota.
Je suppose que je suis construite comme ça, que j'ai des défenses psychologiques solides, que je peux peut-être m'en sortir par moi-même, supporter sereinement le poids de l'enfant-miracle et apprendre que la solitude et la perte de temps ne sont pas mortelles.

J'ai besoin de me regarder, de me laisser rire et pleurer, être triste un instant dans l'immobilité et l'inaction. J'ai peur de tout ce que je ne connais pas, de ce que je ne maitrise pas, de moi-même.
Pourtant je ne me sens pas mal, en train de geeker à la BU toute seule derrière mon portable alors que je devrais bosser ma présentation de thèse.
J'essaie de me dégager des questions/réflexions-pièges : "Pourquoi il n'appelle pas ? Il ne m'aime plus, c'est ça !". Je veux prendre du recul, respirer tranquillement, regarder l'eau couler. Est-ce-que c'est possible 5 jours avant un évènement si important ? Je ne crois pas ! Je ne veux rien briser, rien bousculer, rien gâcher. Je me sens tellement bien quand il est là.

(le net à la maison c'est prévu éventuellement pour la fin de semaine prochaine !)

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